vendredi 23 mai 2014

Parler...



"Ce qui ne peut danser au bord des lèvres, s'en va hurler au fond de l'âme" 

 (Christian Bobin)

"Triste et bleu", Acrylique, 2002

dimanche 4 mai 2014

Cyanotype 01

Première tentative de cyanotype avec du papier pré-enduit. Je l'ai trouvé sur le site américain Sunprints.


Papier facile à utiliser, de type "aquarelle", à conserver bien sûr dans le noir. On peut faire sa mise en page dans la pénombre, inutile d'être dans le noir complet car le papier réagit relativement lentement. Temps d'exposition au soleil: 10 à 15 minutes. Puis rinçage à l'eau. Fastoche!

vendredi 2 mai 2014

Les mots


« Ce n'est pas pour devenir écrivain que l'on écrit. C'est pour rejoindre en silence cet amour qui manque à tout amour. » Christian Bobin

Pourquoi écrire ? Cette activité qui se fait généralement dans le silence et la solitude est pourtant profondément tournée vers les autres. C'est un moyen de communiquer, de se dévoiler, de dire que l'on existe. Ces traces d'encre que la main assemble sont comme un appel, une bouteille jetée à la mer. On a toujours l'espoir que quelqu'un la trouve et comprenne, qu'il entende le cri de l'autre côté de la page. On passe du temps à se perdre dans le flot des mots avec le rêve secret que quelqu'un, quelque part, saura nous y retrouver.
Il y a aussi l'envie de laisser une trace. Les paroles s'envolent, les écrits restent. Et si écrire pouvait nous soustraire à la destinée banale du commun des mortels ? Il y a dans l'écriture une conscience aiguë de notre condition humaine. Créer, c'est être Dieu, et non plus créature. C'est le désir fou de devenir éternel, de quitter notre habit charnel pour ne vivre qu'à travers la pensée pure. C'est vouloir s'extraire d'une vie toute tracée en s'inventant un ailleurs qui nous ressemblerait.
Enfin, toute personne qui tente d'écrire vous le dira : on écrit plus facilement quand on est malheureux. A la source de tout écrivain il y a une blessure, qu'elle soit grande ou petite. Il y a un manque, une faille parfois si bien cachée qu'on ne la soupçonne pas. On raconte une histoire et on se raconte, on se livre (le mot est bien choisi) sous couvert de différents masques, on donne à voir sa faiblesse entre les lignes. Vouloir être aimé, est ce vraiment une faiblesse ? Le pouvoir de l'écrivain n'est-il pas de la sublimer en force créatrice ?
Écrire … c'est jeter son cœur et ses tripes sur le papier, et attendre de voir si quelqu'un s’arrêtera les ramasser.

Photo du jour: Goutte



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